dimanche 2 mars 2014

"Pantin à gauche, l'humain d'abord !" : Jean-Luc Mélenchon soutient officiellement notre liste

"Pantin à gauche, l'humain d'abord !" : Jean-Luc Mélenchon soutient officiellement notre liste :

Je m’engage aux côtés de Jean-Pierre Henry et Clara Pinault et je vous appelle à donner votre confiance à leur liste. Marquez ainsi votre opposition de gauche à la politique de François Hollande ! Dites avec moi : assez d’austérité pour le peuple, assez de cadeaux aux puissants. La liste du gouvernement à Pantin doit recevoir une bonne leçon venant de la gauche ! Jean-Pierre Henry et Clara Pinault sont les candidats de l’éco-socialisme. Leur liste annonce qu’un autre futur est possible. Avec votre bulletin de vote, prenez votre part pour changer le cours des événements actuels.
Jean-Luc Mélenchon

jeudi 20 février 2014

Municipales 2014 à Pantin

La chef de file du cercle PG de Pantin est n°2 sur la liste "Pantin à gauche : l'humain d'abord". Tous les tracts, les éléments de programme et autres informations relatives aux élections municipales sont disponibles sur le blog du collectif de campagne.


lundi 27 janvier 2014

Fiscalité : UMP - UDI, le bal des faux culs


Face à une montée du mécontentement, et une remise en cause par certains du principe meme de l'impôt, se pose la question de la légitimité de ces critiques opportunistes...



Un éclairage peut être apporté par l'affaire de la taxe poids lourds, dite "écotaxe".



Sur la base d'un principe plein de bonnes intentions (taxation des camions de plus de 3.5 tonnes, pour favoriser d'autres voies de transports plus écologiques, comme le ferroutage), l'écotaxe était symptomatique de plusieurs orientations.



Mesure symbolique, pour la première fois depuis les fermiers généraux, à savoir pour la première fois depuis plus de deux siècles, la collecte de l'impôt était confiée à une compagnie privée, la société Ecomouv, détentrice du contrat pour ce service sur une durée de treize ans et trois mois (soit un total de 159 mois), pour une rémunération du service de collectes de 250 millions d'euros soit 20% des 1,15 milliard d'euros de recettes escomptés.



Le Figaro lui même s'interrogeait, arguant du fait "que les PPP traditionnels ne décrochent en moyenne que 2 à 3% des recettes" alors que le coût de la collecte de l'impôt par l'État français est en moyenne de 1%.



La taxe, dont l'exécution a depuis été suspendue, a soulevé une indignation hétéroclite, le mouvement dit des bonnets rouges, de par ses motivations discutables, ne masquant pas un réel mécontentement.



Quelle réponse à ce mécontentement?



Certainement pas le démantèlement de la direction générale des finances publiques, développé sous des gouvernements de droite, et encore accentué par un gouvernement dit "de gauche" (plus de 25 000 emplois supprimés depuis 2002 !).



Sans doute pas non plus la continuation d'une politique fiscale injuste et incohérente (maintien du gel du barême de l'impôt sur le revenu, maintien de multiples niches fiscales à l'efficacité plus que discutée, remise en place d'une TVA, qu'on n'ose plus appeler "sociale"...).



Face à ces injustices, le Parti de Gauche avance, dans le cadre de son contre-budget 2014, ses propositions :



  • un impôt citoyen sur les revenus, se substituant à l'impôt sur le revenu et à la CSG, avec suppression des exonérations et niches fiscales,
  • un impôt républicain, individualisé, avec suppression du quotient familial, mise en place d'un crédit d'impôt égal pour chaque enfant, taxation différentielle des francais de l'étranger, et suppression de niches fiscales après audit citoyen, permettant de rapporter près de 60 milliards,
  • un impôt général sur le capital et un héritage maximal, en supprimant les exonérations d'impôt sur la fortune (sauf concernant les biens réellement nécessaires à la production), avec un impôt sur la fortune rendu progressif, se rapprochant d'un impôt général sur le capital, un encadrement des successions et donations pour combattre la transmission des inégalités,
  • création de 30 000 emplois de fonctionnaires sur 3 ans, pour un coût de 0,4 Mds d'euros, pour récupérer une partie des 100 Mds d'euros de manque à gagner constitué par les fraudes fiscale ou sociale, blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, transparence des activités des entreprises, construction d'un registre financier des patrimoines, prescription portée à 30 ans pour les avoirs financiers non déclarés, contrôle annuel des patrimoines de plus de 3 millions d'euros.

jeudi 12 décembre 2013

Rythmes scolaires à Pantin : où est passée la concertation ?

Dès la rentrée prochaine, en septembre 2014, les enfants pantinois, comme tous les autres, iront en classe 9 demi-journées par semaine au lieu de 8 actuellement. Cette réforme, issue de la loi Peillon de refondation de l’école, visait à mieux répartir les temps d’apprentissage dans la semaine en raccourcissant la journée.
Si les intentions sont louables, la presse s’est faite écho des difficultés rencontrées dans les villes où la réforme est déjà mise en œuvre. Pourquoi ? Parce que ces nouveaux rythmes ont été mis en place à marche forcée et sans aucune concertation avec les parents, les enseignants, les animateurs et les autres personnels communaux concernés. Sans compter la facture pour les communes qui s’élève souvent à plusieurs centaines de milliers d’euros, aide de l’Etat déduite.

Un simulacre de concertation

On pourrait penser que cette expérience ferait réfléchir les communes qui ne l’ont pas encore mise en œuvre, à commencer par Pantin. Et bien non ! Bertrand Kern a choisi le passage en force : il a d’abord organisé un simulacre de consultation par carte T, pour demander aux parents de se prononcer sur le choix du jour de classe ajouté, des horaires de classe et de la date de mise en œuvre (2013 ou 2014). Résultats, certains parents n’ont jamais reçu le document, il n’en a été adressé qu’un par famille (alors que chaque parent est électeur pour désigner ses représentants), certaines réponses étaient fortement orientées (si l’on choisissait 8h30 comme heure de début de la classe, les enfants ne pouvaient pas rester à la cantine, si l’on choisissait 9h, c’était possible…) et, excusez du peu, les résultats ont fait l’objet de quatre publications (Canal d’avril 2013, site de la ville, lettre aux parents et Canal de décembre 2013) donnant… 4 résultats différents !!
Devant les protestations des parents, des personnels d’animation et des enseignants, M. Kern a pris, devant le Conseil Municipal le 4 juillet dernier, l’engagement d’étroitement associer l’ensemble de la communauté scolaire à travers un comité de pilotage chargé de mener la concertation indispensable au regard de l’enjeu de ce projet. Le 4 novembre dernier, les représentants de parents étaient informés que la ville avait choisi son organisation. Adieu engagements, promesses, concertation, co-construction, communauté scolaire et le reste !

Des choix contestables

L’école devrait donc démarrer à 9h (contre 8h30) et finirait à 16h15 (au lieu de 16h30). Les activités pédagogiques ? « Le midi en même temps que la cantine ». Le contenu ? « On verra plus tard ». Les locaux ? « Dormez tranquilles, on a tout calculé, même là où il n’y a pas de centre de loisirs dans l’école ». L’accueil du matin ? « Les petits matins calmes, une garderie » dans laquelle il concède ne pouvoir organiser aucune activité pédagogique. Gratuit ? Bertrand Kern est « contre la gratuité par principe », alors que le ministre de l’éducation vante à coup de spots chèrement payés que la gratuité de cet aménagement des rythmes renforcerait l’égalité à l’école.  Cette solution minimaliste va tout de même coûter 250 000 euros à la commune. Pour quel apport ? Aucun.
Et pourtant, le besoin existe : 60% des enfants pantinois ne participent à aucune autre activité d’éveil et de découverte en dehors de l’école (centres de loisirs, école municipale des sports, clubs sportifs, conservatoire, pavillon des beaux-arts…). Or, tout le monde est d’accord pour dire que ces activités culturelles, sportives, ludiques, d’éducation scientifique ou à la citoyenneté favorisent les apprentissages scolaires. Si l’on ajoute que la proportion des enfants n’ayant aucune autre activité que l’école est beaucoup plus forte dans les familles connaissant des difficultés sociales, on a là une vraie politique publique de résorption des inégalités, qui pourrait être ce que l’on attend d’un gouvernement et d’une municipalité de gauche.

Il est encore temps de bien faire

Messieurs Peillon et Kern, il est encore temps de renoncer et de remettre l’ouvrage sur le métier. La solution proposée à Pantin est un tour de passe-passe minimaliste, sans ambition pédagogique (« il faut arrêter de mettre de la pédagogie partout » nous dit le Maire), difficilement réalisable (les « ateliers » du midi dureraient 40 minutes, ce qui rend difficile, selon les animateurs eux-mêmes, le montage d’activités qualitatives pour 20 minutes de temps réel).
Au PG, nous pensons :
  • qu’une vraie réforme des rythmes scolaires doit être globale, de la semaine à l’année : la réforme du rythme de la semaine doit s’accompagner d’une réforme des vacances pour rendre l’année plus rythmée et régulière ;
  • qu’elle doit permettre de proposer la même chose partout sur le territoire, et non selon le bon vouloir ou les moyens de la commune : l’éducation est nationale et doit le rester. Le lieu de résidence ne doit pas conditionner la qualité des enseignements et des activités proposées. Le dernier classement PISA le met en exergue : la France est le pays le plus inégalitaire de l’OCDE en matière d’éducation ;
  • qu’elle doit se faire en co-construction avec l’ensemble des acteurs de la vie scolaire : cela demande de faire confiance aux enseignants, aux parents, aux animateurs, ATSEM, éducateurs sportifs, associations…, à leur capacité d’imagination, de conception, à leur expertise du quotidien pour proposer un dispositif partagé, ambitieux et efficace ;
  • qu’elle doit partir du besoin de l’enfant, des conditions de sa réussite dans les apprentissages, de son épanouissement.


C’est pourquoi nous proposons la tenue de vraies assises de l’éducation à Pantin, qui soient ouvertes à tous (acteurs ou non de l’éducation, l’école est un enjeu républicain qui concerne tous les citoyens) et qui permettent de définir nos ambitions communes, de mesurer les moyens qui nous manquent et de définir les actions à mener dans les mois et années qui viennent. En faisant participer tout le monde, on permet à chacun d’être ensuite encore plus acteur. Le temps est fini où quelques « experts » isolés dans leur tour d’ivoire décidaient de ce qui est bon pour le plus grand nombre !